Qui est Fil’N Green ?

Bonjour !
Je m’appelle Noémie, j’ai 25 ans et je vis en Alsace. Je suis la créatrice de Fil’N Green !
C’est moi qui m’occupe de toutes vos commandes, de l’élaboration des modèles à leur expédition, en passant bien sûr par la couture 😉

De formation générale scientifique, web/graphique puis artistique à l’Université, j’ai ensuite travaillé dans l’import/export et la vente. A priori rien ne me prédestinait à créer ma propre entreprise de couture et maroquinerie !

Mais alors, pourquoi Fil’N Green ?

Depuis toujours je suis une « touche à tout », autodidacte et passionnée. J’ai constamment besoin de nouveauté, de fraîcheur dans mon activité. J’aime créer, innover, apprendre toujours plus.
Depuis toujours je souhaitais créer : les logiciels, des sites web, des personnages en 3D, des illustrations… mais je ne me sentais à ma place dans aucun de ces rôles, de ces carcans trop étroits pour ma soif d’apprendre et d’évoluer.
Il y a 7 ans j’ai découvert la couture, et ça m’a beaucoup plu, et il y a 1 an, le travail du cuir. J’ai été attirée par le mode de vie « Zéro-Déchet » (bien que n’étant pas ‘Miss parfaite’ dans ce domaine moi-même, même aujourd’hui) et le minimalisme. Je me suis rendue compte que mon envie de créer pourrait aider des personnes à réduire leur impact environnemental, tout en se faisant plaisir avec des articles originaux, et en soutenant une économie plus juste à mes yeux. J’ai compris que mon envie d’innovation pouvait contribuer à aider notre Planète ! Et donc, après plusieurs années de réflexion, j’ai créé Fil’N Green en 2021.

Pour l’image de Fil’N Green, j’ai bien évidemment choisi l’aiguille pour symboliser la couture. J’ai également choisi l’emblématique feuille de Ginkgo Biloba. Cet arbre d’Asie est à lui seul le symbole de la longévité, de la prospérité, et celui de la tranquillité. Les moines tibétain l’appellent « l’Arbre de Vie », c’est également le seul arbre qui a résisté à la terrible explosion nucléaire au dessus d’Hiroshima en 1945. A mes yeux, il matérialise le renouveau que je propose à travers Fil’N Green ainsi que le renouveau de ma carrière professionnelle. Il est comme un talisman qui, je l’espère, apportera longévité et prospérité à ce projet qui me tient tant à cœur !

Au travers de mes expériences universitaires et professionnelles, j’ai également pris conscience de ce qui était important pour moi : être fidèle à mes valeurs (honnêteté, bienveillance, fidélité) ; travailler dans le respect de l’humain et de la matière, et favoriser l’économie française et locale !

Et à travers Fil’N Green ce sont ces valeurs que je souhaite faire passer :

L’honnêteté : je pratique des prix justes, j’indique clairement mon temps de travail pour chaque article (ce temps a un grand impact sur le prix de vente évidemment), la composition des matières utilisées, la raison de leur choix, etc. Mes articles sont fabriqués à 100% dans mon atelier, chez moi, en Alsace. Par mon activité, je participe à l’économie locale, je m’engage en temps que citoyenne, qu’artisan et que femme.

La bienveillance : pour moi c’est en lien direct avec le respect de l’humain et le soutien à l’économie locale. Je sélectionne au maximum des matières premières françaises (ou belges), lorsque c’est possible je soutiens les petites entreprises (autant pour Fil’N Green que dans ma vie quotidienne). Pour moi il est hors de question de m’approvisionner via des systèmes douteux, qui peuvent nuire à l’Homme ou à l’environnement (made in Asia par exemple).

La fidélité : si un produit, une matière première me convient, je reste fidèle à son producteur. Je ne cherche pas à changer tous les mois pour économiser les frais comme beaucoup de boutiques.

L’impact environnemental est une donnée très importante pour moi dans le choix de mes matières et créations. Bien sûr cela passe par les créations zéro déchet, pour encourager chacun à prendre conscience de son impact environnemental.

Le choix du cuir : pourquoi ?

Pour mes créations j’attache autant d’importance à l’impact immédiat de la création du produit que sa longévité, et donc son impact sur le long terme.
Cette façon de penser peut amener à des choix surprenants peut être pour certains : je privilégie le cuir (tannage végétal origine France ou Belgique) aux matières plastiques par exemple.
En effet, le similicuir, « cuir synthétique » ou « skaï » présente pour moi plusieurs inconvénients majeurs :
– C’est une matière plastique, dérivée du pétrole, dont on sait que l’exploitation, en plus d’être limitée dans le temps, a un effet néfaste très important sur notre environnement
– A chaque lavage d’un article en similicuir ou autre matière plastique, dérivée du pétrole; ce sont des milliers de microparticules de plastiques qui sont relâchées dans l’eau et malheureusement nos stations d’épurations sont bien incapables de retirer toutes ces microparticules ! Ces éléments plastiques se retrouvent donc dans la nature, participent à la pollution des sols, de l’eau, et nuisent à la Vie, autant végétale qu’animale, et humaine à long terme !
– Le rendu de la plupart des similicuir est très souvent décevant ou bien ne dure pas. Très vite, à l’usage, la matière de craquèle, s’effrite, se décolore, s’affine… Le produit a donc une durée de vie courte ! Il finira donc jeté et ne peut même pas être recyclé

C’est pour cela que je privilégie le cuir. Bien qu’étant sensible à la condition animale, c’est à mes yeux un choix plus réfléchi, qui a moins d’impact environnemental sur le long terme. C’est « un moindre mal » vis à vis de notre environnement.
– Le cuir de bovin est un déchet de l’industrie agro-alimentaire : pour ce type de cuir, les animaux ne sont pas uniquement élevés pour leur peau. A mes yeux, le cuir est un « déchet revalorisable » de cette industrie, et tant que les hommes continueront à manger du bœuf (même si je ne suis pas ‘pro viande’ à titre personnel), il n’y a pas vraiment de problème éthique à ce niveau : les peaux sont réutilisées au lieu d’être incinérées.
A titre d’information concernant la dépendance du secteur de la maroquinerie par rapport aux abattoirs durant l’année 2020 et l’impact de la pandémie sur ce secteur (https://www.lesechos.fr/industrie-services/mode-luxe/cuir-les-peaux-debordent-des-frigos-apres-la-chute-de-la-demande-1221843 , https://www.lafranceagricole.fr/actualites/elevage/crise-sanitaire-le-cuir-francais-au-bord-de-la-rupture-1,14,2481128743.html).
Le cuir à tannage végétal (celui que je sélectionne pour mes créations) a un impact écologique moindre en comparaison au cuir à tannage chrome (comme la quasi totalité des cuirs utilisés en Asie par exemple). De plus l’Europe impose aux tanneries de grands normes drastiques concernant la toxicité des produits et le traitement de leurs déchets. La « propreté » des tanneries françaises est sans comparaison avec les tanneries d’Asie, où tous les produits chimiques sont malheureusement souvent simplement relâchés tels quels dans les rivière et l’atmosphère…
– Le cuir est l’une des matières « souples » qui offre la meilleure longévité, nos ancêtres l’ont bien compris, depuis des siècles ! (Lors de fouilles archéologiques, il arrive une pièce de cuir qui a ‘survécu’ pendant des siècles !) Par exemple, un sac en cuir peut tenir jusqu’à 50 ans si on l’entretient correctement ! C’est un sacré avantage !
– Le travail du cuir fait parti d’un savoir européen traditionnel. A travers ce choix, j’essaie à mon échelle d’entretenir ce savoir-faire et cette tradition.

Le cuir est donc pour moi un choix plus logique que les matières plastiques qui tentent de l’imiter, sans jamais l’égaler, et qui, de surcroît, ont un impact environnemental dévastateur !

Pour ce qui est des « cuirs de végétaux » type cuir de raisin, d’ananas, de cactus, de liège, de champignon etc. : je n’ai pas suffisamment de recul concernant ces matières. Que ce soit concernant leur qualité (de rendu), leur facilité d’utilisation, leur longévité (ce sont des matières biodégradables, mais est-ce que cela nuit à la durée de vie du produit ?) ou leur impact environnemental (processus de production + bien sûr culture et importation, surtout concernant l’ananas par exemple), je n’ai pas les clés pour me faire mon propre avis sur ces matières. Par ailleurs ce sont des matières encore trop peu répandues chez les fournisseurs (les rares dont j’ai entendu parler sont étrangers et j’ai à cœur de privilégier les fournisseurs français), et je n’ai jamais eu l’occasion d’en tester.
Je ne suis pas du tout fermée à l’idée d’en utiliser, à titre personnel ou bien pour Fil’N Green le moment venu !

Les articles textiles : quel choix alors ?

Concernant les créations textiles pour Fil’N Green, je privilégie les tissus bio, ou certifiés, notamment concernant le contact alimentaire. C’est pour moi un indicateur essentiel pour éviter au maximum les produits qui pourraient créer des réactions allergiques (mais malheureusement le risque zéro n’existe pas, comme nous le savons tous).
Pour ce qui est des matières, je privilégie les matières naturelles telles que le coton, le lin, voire même le chanvre ou la jute quand c’est possible. Tous les matériaux employés sont décrits dans toutes les fiches produit.

Je porte également un intérêt à la seconde main. Il est donc possible que je propose des articles en tissus « upcyclés » (venant d’un vêtement acheté d’occasion en ressourcerie, ou récupéré et détourné par exemple). Dans ce cas-ci, il est évidemment plus difficile de contrôler la matière, sa certification etc. mais cela permet de donner une seconde (ou troisième ou quatrième !) vie à ces textiles lorsqu’ils sont encore en bon état, en plus de varier les plaisirs ! Comme pour les articles en textiles ‘normaux’, il sera indiqué sur la fiche produit quand il s’agira de textile upcyclé.

Pour le fil de couture utilisé, dans un premier temps les articles seront cousus avec du polyester (fil résistant, que j’utilisais à titre personnel avant Fil’N Green et que je veux utiliser pleinement, au lieu de jeter des bobines entières -quel gâchis !-). Par la suite les créations seront cousues en fil de coton bio. Comme pour les textiles, toutes les informations seront communiquées sur les fiches produit, bien évidemment !

En bref…

« Le meilleur déchet, c’est celui que l’on ne produit pas », si vous êtes familier du mode de vie « Zéro-Déchet », vous avez certainement dû entendre ou lire cette phrase plusieurs dizaines de fois.
C’est exactement la philosophie que j’essaie d’appliquer à Fil’N Green.

Mon objectif à travers Fil’N Green c’est de vous proposer une mode honnête : dans ses valeurs, dans son origine, dans sa longévité et dans son prix.
Je veux vous proposer des articles qui vous suivront pour longtemps, et qui ne dévastent pas votre environnement !

Bien sûr, si vous avez des suggestions, je suis toute ouïe ! N’hésitez pas à me contacter sur les réseaux sociaux ou par mail : hello@filngreen.fr

A très vite !